Comment choisir son livre de bien-être ?

VERY ZEN.- Les ouvrages de bien-être envahissent les rayons des libraires et les sites de biens culturels. Nos conseils pour s’y retrouver.

 

Quand la liste des conseils « bien-être » dépasse celle des courses… (illustration: Marie Dague)

- D’abord l’éditeur. Ils sont nombreux avec un marché qui pèse désormais 280 millions d’euros. Les poids lourds de l’édition, eux, ne prennent pas de risques. Traductions d’incontournable (ex : L’éveil des Sens de Jon Kabat-Zinn, E° Les Arènes), auteur-experts, bref, ils ont fait la sélection pour vous. A côté d’Odile Jacob, éditeur pointu, deux « petits » se distinguent : Jouvence et Guy Tredaniel.

 

- Ce qu’il y a autour du texte compte aussi. S’il est préfacé par une voix légitime comme le médiatique et brillant moine bouddhiste Mathieu Ricard sur la méditation, c’est bon signe. Jetez un œil sur la rubrique « du même éditeur » ou si le livre est édité sous une collection particulière, cela vous permettra de savoir où vous mettez vos lunettes.

 

- Soyez curieux des biographies d’auteur. Quand vous avez affaire à un « coach, naturopathe, physiothérapeute, spécialiste des chakras et acupuncteur-sourcier », il y a de quoi lever le sourcil. Le secteur du bien-être, c’est presque une croissance à deux chiffres et ça attire quelques imposteurs.

 

- Le format est important, comme l’usage que vous voulez en faire. Les fiches cartonnées du type « 100 conseils pour aller bien du follicule à la pointe du gros orteil » relèvent du gadget dont on se lasse vite, tandis que le pavé de 600 pages sur la profondeur de la vie et ses aléas n’a pas trop sa place dans le sac de plage. 

 

- Fiez-vous à votre instinct, aux recommandations de vos amis, aux réseaux sociaux et enfin à celle des médias. Il arrive parfois qu’un gros éditeur active son carnet d’adresse, sans que le livre soit aussi fantastique qu’on le croit. Dernier exemple : « Le meilleur médicament c’est vous » de Frédéric Saldman chez Albin-Michel, que commentent les lecteurs déçus à leurs libraires.

 

- A ce sujet, passez outre le livre culpabilisant (ça marche bien dans notre société judéo-chrétienne) qui veut que vous soyez entièrement responsable de ce qui vous arrive. L’idée, c’est d’aller mieux. Si après quelques pages, vous vous auto-flagellez et que la liste des changements que vous devez opérer dépassent celle des courses, laissez tomber.

 

- Justement faites-vous confiance et méfiez-vous des modes (grand retour des chakras ces temps-ci) et des méthodes infaillibles. Votre « envie de livre bien-être » est le signe d’un changement ou d’une prise de conscience qui s’opère déjà en vous. Le livre sera là pour achever de vous convaincre. Si vous êtes dans l’expectative, choisissez un roman initiatique, le dernier qui a emballé les foules (225 000 ex) est « l’homme qui voulait être heureux » de Laurent Gounelle et n’oubliez pas votre libraire (c’est un vrai métier) qui saura vous conseiller !

 

Merci à Pierre, Marie, libraires à la Fnac St-Lazare, et Didier de Relais H, Paris 8e, mais aussi à Marie Dague, (Pour voir son travail de peintre et illustratrice, cliquez ici et )

 

 

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